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Le motif d`investissement en habitation par Will Dunning

Mercredi 12 janvier 2011

J`ai mentionné plusieurs fois l`effet de richesse de la hausse de prix des habitations : la hausse de la valeur incite les consommateurs à dépenser et cela crée des emplois. Mais il y a un autre impact de la hausse des prix : ils incitent à l`achat. C`est ce qu`on peut appeler le motif d`investissement. Evidemment, l`achat spéculatif inclut l`achat par des investisseurs qui ont l`intention de louer et qui espèrent réaliser un bénéfice. Toutefois, la hausse des prix encourage surtout l`achat par des propriétaires-occupants. Ce motif d`investissement fait acheter des maisons plus coûteuses et attire dans le marché des gens qui autrement seraient demeurés locataire. Typologie des motifs d`investissement L`intensité du motif d`investissement varie dans l`espace et dans le temps. La gamme s`échelonne comme suit: Aucun motif d`investissement-ces acheteurs sont conscients des hausses de prix, mais cela n`a pas d`effet sur leurs décisions : pour ces acheteurs, les facteurs décisifs sont le besoin de logement et la capacité de payer. Pour les acheteurs spéculatifs, le facteur déterminant est de savoir combien de loyer peut être généré et quel est le taux de rendement. Un certain motif d`investissement- les acheteurs se montrent plus enclins à hausser le prix d`achat,  le paiement mensuel et le ratio d`ABD. Ces investisseurs tolèrent une rentrée de fonds moins élevée, espérant se rattraper sur le gain en capital. Spéculation-les acheteurs comptent sur une appréciation rapide. À l`extrême, ils cherchent à revendre aussitôt, avant même la prise de possession. Évidemment, il y a toutes sortes de nuances entre l`investissement et la spéculation. Pourquoi ça compte Un motif d`investissement modéré est une bonne chose.Comme je l`ai soutenu dans le Journal hypothécaire en juin 2010, tout le monde sait que la propriété domiciliaire est une solide fondation (jeu de mots intentionnel) pour un plan financier personnel. L`accumulation d`un capital que l`on peut retirer à la retraite est bon pour nous personnellement et bon pour le pays. La croissance modérée de la valeur des maisons qui est associée à un motif d`investissement modéré est bonne aussi pour l`économie. L`effet de richesse de la valeur des logements est un puissant moteur de création d`emplois. Cette croissance de l`emploi favorise à son tour la demande de logements, qui soutient la valeur des maisons. Ce processus est une boucle de rétroaction. Nous pouvons l`appeler un cercle vertueux si elle est modérée et durable. Quand la boucle devient une bulle Dans une boucle de rétroaction normale, il y a un processus en trois étapes qui commence par la création d`emplois, suivie de la demande de logements puis la croissance des prix qui génère à son tour des emplois. De temps en temps (peut-être une fois par génération), il y a un court-circuit.  Le comportement (des acheteurs et des investisseurs) ne reflète plus les vrais facteurs économiques. On achète juste pour spéculer à court terme. Dans ces circonstances, la croissance de l`emploi ne compte plus. Le cercle vertueux devient un cercle vicieux, autrement dit une bulle. L`exclusion du facteur d`emploi ne veut pas dire que la croissance de l`emploi cesse - souvent en fait, l`effet de richesse provoque une surchauffe de l`économie. Je sais trois choses sur les bulles : Un : il est très difficille de savoir au moment même si une bulle existe (mais il y a des indices dans le vocabulaire utilisé pour décrire le marché du logement). Deux : on ne peut pas prédire la taille que la bulle atteindra ni le moment où elle éclatera. Trois : les bulles finissent toujours mal pour le marché du logement et pour l`ensemble de l`économie. L`exemple américain Dans la dernière décennie, nous avons vu des bulles immobilières classiques dans de nombreuses régions des États-Unis. Mon système de prévision indique que durant les derniers stades de la bulle, la demande était supérieure de 20% à ce qu`elle aurait dû être (en fonction de la croissance de l`emploi et de l`accessibilité).  Avec la baisse des prix, le motif d`investissement a joué à l`inverse et les ventes ont été inférieures de 30 à 40 % à ce qu`elles auraient dû être. La baisse des prix aux États-Unis a provoqué un effet de richesse inversé. Pendant que les prix montaient, ils encourageaient la création d`emplois, mais leur chute a entraîné une récession et il faudra des années avant que l`économie se rétablisse. Le sud de l`Ontario a connu le même phénomène à la fin des années 80. La bulle a gonflé pendant quatre ans avant d`éclater, puis le marché a mis sept ou huit ans à s`en remettre. Et au Canada, aujourd`hui? J`ai un système de prévision compliqué pour les marchés de l`habitation au Canada. Il tente de mesurer à quel point l`activité immobilière est entraînée par les hausses de prix ( et une autre partie du système estime combien la création d`emplois est stimulée par l`effet de richesse immobilière). Certains ont cru voir dans les marchés immobiliers canadiens. Eh bien, mon système de prévision suggère que les motifs d`investissement sont modérés dans la plupart des régions. Le tableau montre deux séries de chiffres. La  première colonne montre, pour chaque province, combien la demande supplémentaire serait stimulée si le prix des maisons augmentait de 5% par an au-dessus de l`inflation. Comme on le voit, le motif d`investissement est au plus fort en Colombie-Britannique, avec un facteur estimatif de 5%. Dans cette perspective, la Colombie-Britannique a le marché le plus risqué au Canada. Elle a connu une croissance des prix très rapide (8.5% par an sur dix ans) et ses prix sont les plus élevés au pays. Toute baisse des prix pourrait avoir des conséquences importantes sur les marchés du logement et l`économie de la province. Ailleurs au pays, les motifs d`investissement sont très faibles ou inexistants. En Alberta, la croissance rapide de 2006 à 2007 a sur-stimulé le marché du logement et contribué à une surchauffe de l`économie. Heureusement, cette bulle n`a pas duré très longtemps et n`a causé que des dégâts modérés. La deuxième colonne montre à quel point la demande est stimulée par des motifs d`investissement (ce qui conjugue la puissance de l`effet de richesse avec les tendances récentes des prix des logements). Ces estimations montrent, encore une fois, que le plus grand impact des motifs d`investissement se trouve en Colombie-Britannique. Les effets sont limités dans la plupart des autres provinces. Il semble très probable que les marchés du logement au Canada soient tièdes pendant l`année à venir. Les boucles de rétroaction (impliquant l`emploi, les ventes de logements et la hausse des prix) auront d`autres effets atténuants. Heureusement, le motif d`investissement modéré devrait aider à limiter le ralentissement. Will Dunning est l`économiste en chef de l`ACCHA et le président de Will Dunning Inc. une firme de consultants qui se spécialise dans l`analyse économique. Son site web est www.wdunning.com.

Permis de bâtir : le Québec à contre-courant, publié dans le Soleil le 11 janvier 2011

Mercredi 12 janvier 2011

Les entrepreneurs ont acheté pour 5.5 milliards $ de permis de bâtir en novembre au pays, une baisse de 11.2% par rapport à octobre, le Québec affichant de loin la plus forte progression. Il s`agit d`un deuxième mois consécutif en déclin. Statistique Canada a souligné hier une baisse des intentions, plus particulièrement dans la construction de logements multifamiliaux en Colombie-Britannique et d`immeubles commerciaux en Ontario. La valeur totale a baissé dans sept provinces, la Colombie-Britannique, l`Ontario et Terre-Neuve-et-Labrador ayant enregistré les diminutions les plus importantes. Le Québec a affiché des augmentations dans toutes les composantes, sauf la composante industrielle.  Après deux mois consécutifs de gains, les permis dans le secteur non résidentiel ont chuté de 16.1% au pays, à 2.3 milliards $ en novembre, le recul provenant principalement d`une baisse des intentions de construction dans les composantes  commerciale et institutionnelle. La valeur des permis de construction résidentielle a fléchi de 7.2%  pour s`établir à 3.2 milliards $, le déclin venant principalement de la Colombie-Britannique. La Presse Canadienne

Lancement du programme Prêt pour le solaire

Mercredi 12 janvier 2011

Ressources naturelles Canada vient de lancer le nouveau programme Prêt pour le solaire destiné au marché de l`habitation. Ce programme de promotion vise à renseigner et guider les propriétaires et futurs propriétaires sur la façon de rendre une maison prête à accueillir une installation solaire pour chauffer l`eau de la maison ou pour produire l`électricité dont elle a besoin. Les acheteurs sont même encouragés à demander à leur constructeur d`adapter tout de suite leur maison neuve afin qu`elle soit prête pour une éventuelle installation solaire. Parmi les exigences qu`une maison doit satisfaire afin d`être prête pour le solaire, notons les suivantes:
  • un toit dont la taille, l`inclinaison et l`orientation sont appropriées;
  • des canalisations marqués, de l`installation mécanique jusqu`au grenier;
  • quelques obturateurs et raccords supplémentaires au chauffe-eau;
  • une prise de courant à l`endroit prévu pour le réservoir solaire;
  • des plans indiquant l`emplacement prévu des futurs composants
Selon le projet pilote Solar Ready, cela peut être fait à peu de frais puisqu`il n`en coûte que 300$ à 400$ environ pour les éléments requis. Une étiquette Prêt pour le solaire est apposée sur le radiateur à eau chaude et les extrémités des conduits vides amenés jusqu`aux appareils de chauffage lorsque la maison est prête pour le solaire. Pour en savoir plus, visitez le site Internet www.oee.nrcam-mcan.gc.ca/residentiel/personnel/maisons-neuves/solaire-proprietaire.cfm?attr=4.

Le prêt hypothécaire préautorisé

Vendredi 25 juin 2010

L'achat d'une maison est sans contredit l'une des situations qui engendre un stress énorme. Et pour ajouter à la complexité, l'acheteur se demande souvent : "Vais-je obtenir le prêt de la part de la banque ?" Une façon simple de se débarrasser de cette partie de stress est le prêt hypothécaire préautorisé. Les négociations hypothécaires antérieures à la recherche d'une propriété permettent de savoir, dès le départ, quel montant vous pourrez emprunter et, de fait, quelle mise de fonds sera requise. Vous connaîtrez d'avance le taux d'intérêt (la plupart du temps garanti pendant une période déterminée) ainsi que le montant des versements. Vos recherches seront donc plus faciles et vous démontrez ainsi votre sérieux lors des négociations.

Augmentation du taux directeur de la Banque du Canada : doit-on s’inquiéter ?

Lundi 21 juin 2010


La semaine dernière, la Banque du Canada a annoncé qu'elle relevait le taux directeur d'un quart de point de pourcentage pour le porter à 0,50 %. Y a-t-il lieu de s'inquiéter ? Doit-on y voir une tendance à l'augmentation des taux d'intérêt aux cours des prochains mois ?

Les experts s'entendent pour dire que les taux d'intérêt devraient rester relativement bas et la Banque du Canada affiche la même prudence. Dans son communiqué, elle indique que « la reprise se poursuit à l'échelle du globe, mais se révèle de plus en plus inégale d'un pays à l'autre. On observe un grand dynamisme dans les économies de marché émergentes, une certaine consolidation de la relance aux États-Unis, au Japon et dans d'autres pays industrialisés et la possibilité d'un nouvel affaiblissement en Europe. Le rééquilibrage de la croissance mondiale qui s'impose ne s'est pas encore matérialisé. »

Depuis plus d'un an, le taux directeur était à son plus bas. Les experts, tout comme les consommateurs d'ailleurs, s'attendent donc à ce que des réajustements à la hausse surviennent au cours des prochains mois.

Et les consommateurs ont été prudents. Beaucoup ont ajusté leurs paiements en fonction de taux d'intérêt pas mal plus élevés lorsqu'ils ont contracté une hypothèque. Ils sont en mesure d'absorber des augmentations.

Et, devant la situation économique incertaine en Europe et la faiblesse de la reprise aux États-Unis, les augmentations de taux ne devraient pas être draconiennes.

Manquez-vous de situations stressantes dans votre vie?

Lundi 14 juin 2010

En 2010, la vie se charge de nous envoyer tout son lot de stress. Le poste que vous occupez vous amène à jongler avec les dollars et des décisions cruciales qui ont un impact majeur sur votre entreprise. Vos enfants, peu importe l'âge, se chargent de vous mettre à l'épreuve quotidiennement. Les bouchons de circulation, qui sont devenus des sources de stress encore plus grandes depuis les derniers mois. Et j'en passe, car lorsqu'on interroge les gens sur leur niveau de stress, tous s'entendent pour dire qu'il est beaucoup trop élevé.

Et maintenant, vous vous dites : je vais m`occuper de la vente de ma propriété car, après tout, je suis qualifié et je connais très bien ma maison. Grosse erreur !

Si vous trouvez que votre vie n'est pas encore assez stressante, allez plutôt sauter en bungee! Lorsque l'on fait une transaction immobilière, les sources de stress sont nombreuses et constantes.

Dès le départ, au moment de fixer le prix, pour ceux qui veulent vendre, il faut s'assurer d'avoir le juste prix : trop haut, personne n'en voudra, trop bas, vous perdrez beaucoup d'argent. Vous êtes plutôt en démarche pour acheter ? Quel budget réaliste devez-vous allouer ? Quel type de financement vous convient le mieux ? Ouvert, fermé ? Des décisions qui ont une incidence cruciale à moyen et long terme.

C'est le moment de la négociation. Vous le savez, (cordonnier mal chaussé !). Si l'on est impliqué émotivement dans un processus de négociation, le stress peut devenir insupportable. Vous n'avez qu'à penser à votre dernière négociation salariale... C'est votre maison, vous y avez connu des années de bonheur, vous l'avez décorée selon vos goûts et voilà que des étrangers veulent se l'approprier et au plus bas prix possible. Beaucoup de gens échouent dans leur transaction parce que l'émotion prend le dessus sur le rationnel.

Alors, qui peut agir à titre d'intermédiaire, en prenant tout le stress sur ses épaules et à coeur vos besoins ? Bien entendu un courtier immobilier. C'est au courtier immobilier à gérer les tracas à vous éviter des problèmes et, surtout, à vous enlever le stress lié à la vente ou à l'achat d'une propriété.

Depuis le 1er mai 2010, l'appellation « Agent immobilier » est remplacée par « Courtier immobilier » et les bureaux deviennent des agences immobilières.

La Chambre immobilière de Québec regroupe 1 650 courtiers immobiliers et poursuit sa mission depuis plus de 60 ans. Elle veille à ce que ses membres se conforment à des règles d'éthique et à de nombreux règlements, en plus d'améliorer leurs compétences par la tenue de diverses formations dans le but d'offrir en tout temps un service professionnel aux consommateurs.

L’Environnement, une préoccupation majeure!

Mardi 23 février 2010

Saviez-vous que dorénavant, même les institutions financières exigeront des évaluations qui assurent que l'immeuble ou le terrain financé ne perdra pas de valeur importante à cause de problèmes liés à l'environnement. Pour en savoir plus consulter www.chefs-entreprises.ca en page 21 de la publication de février 2010.

Le contrat préliminaire et le contrat d’entreprise

Mercredi 17 février 2010

Une distinction toute simple

On confond souvent le contrat préliminaire et le contrat d'entreprise lorsque l'on envisage la réalisation d'une construction neuve. Pourtant, la distinction est simple! Si vous n'êtes pas propriétaire du terrain, vous signerez un contrat préliminaire, si vous l'êtes, vous conclurez un contrat d'entreprise.

Le contrat préliminaire

J'achète une maison bâtie sur le terrain de l'entrepreneur

Lorsque le bénéficiaire de la Garantie des maisons neuves (GMN) de l'Association provinciale des constructeurs d'habitations du Québec (APCHQ) fait construire un bâtiment sur le terrain de l'entrepreneur, il conclut un contrat préliminaire et une garantie lui est conférée sur l'ensemble des travaux exécutés par l'entrepreneur.

Le contrat d'entreprise

L'entrepreneur bâtit une maison sur mon terrain

Lorsque le bénéficiaire est déjà propriétaire du terrain sur lequel il fait construire une unité résidentielle, il conclut alors un contrat d'entreprise avec l'entrepreneur et il bénéficie également des protections de la GMN de l'APCHQ.

Une garantie où tout le monde gagne

La GMN de l'APCHQ protège le consommateur et encadre l'entrepreneur qu'ils aient conclu ensemble un contrat préliminaire ou un contrat d'entreprise. Si les travaux retardent, s'ils sont inachevés ou si des imperfections sont constatées, la GMN de l'APCHQ prévoit notamment les couvertures suivantes: le versement d'indemnités en cas de retard de livraison, le remboursement des acomptes, le parachèvement des travaux, la réparation des malfaçons et vice de construction selon les modalités du contrat de garantie. Pour connaître le détail des protections et des exclusions de la GMN de l'APCHQ, consultez le site GoMaison.com.

La GMN : plus de 30 ans d'expérience

La GMN de l'APCHQ existe depuis plus de 30 ans : le gouvernement s'en est largement inspiré pour établir son plan à adhésion obligatoire en 1999. Au cours des trois dernières décennies, plus de 10 000 entreprises y étant accréditées ont construit au Québec plus de 425 000 unités résidentielles. Détenant 76 % du marché de l'habitation neuve, elle occupe une position de leader. Elle assure une qualité de construction, protège les investissements des consommateurs et offre un gage de professionnalisme qui fait sa marque.

L’immobilier sur une vitesse de croisière

Mardi 9 février 2010

Que ce soit à travers le Canada et bien entendu dans la province, la grande région de Québec fait l'envie de beaucoup de gens.  Élus municipaux, gens d'affaires, citoyens, tous les regards sont tournés vers Québec.  Et ce n'est pas sans raison.  Nous avons réussi à traverser une période de turbulence économique mondiale, tout en gardant la tête en dehors de l'eau. Bravo !

Lire la suite en page 35 du www.chefs-entreprises.ca